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On en parle...

« Je suis la bête est bien plus qu’une performance. C’est un spectacle d’une beauté à couper le souffle, d’une audace rare et précieuse, un geste puissant dans sa radicalité, un voyage hors du temps. Julie Delille, désormais directrice du Théâtre du peuple de Bussang, dans les Vosges, s’affirme comme une des artistes les plus innovantes de sa génération. »

« Retourner à l’état de nature : remède ou dérive de l’humanité ? Au temps des Lumières, les cas d’enfants sauvages, de Marie-Angélique le Blanc à Victor de l’Aveyron, ont donné du grain à moudre aux philosophes comme aux scientifiques. Trois cent ans plus tard, Julie Delille renvoie Voltaire et Rousseau dos à dos. (…)
Pour cet être entre deux mondes, l’humanité n’est plus une évidence mais une aliénation. Le temps d’une vision théâtrale furtive mais pénétrante, la bête se fait belle et se fait la belle, au défi des lois de la société. »

« C’est le premier spectacle du Théâtre des trois Parques, c’est peu dire de dire qu’il est une réussite, d’autant qu’il fouille là où le théâtre s’aventure rarement. […] Un spectacle hors norme, hors catégorie qui va chercher le théâtre dans son étoilement pour y atteindre et conjuguer des tréfonds d’une rare intensité. […] Vacillement des certitudes, des catégories, des frontières, des genres, des langues, Je suis la bête est une forêt où remue notre sauvagerie.»

«La pièce est avant tout l’œuvre de Julie Delille, artiste associée à Équinoxe, qui l’a mise en scène et l’interprète durant un peu plus d’une heure, dans une performance hors-norme. Œuvre de théâtre contemporain, Je suis la bête est aussi un exploit de son et de lumière. »

« Un conte au parfum symboliste et gothique que n’auraient renié ni Maeterlinck, ni Edgar Poe, et que met en scène avec une rare perfection formelle — dans les noirs éclairages comme dans le très mystérieux travail sonore — son unique interprète. […] Julie Delille donne étrangement corps au verbe indocile et fou d’Anne Sibran, revendique le noir de la salle, le silence et le cri des forêts. Et son obscure plongée en terre animale renvoie à de sorciers territoires enfouis en chacun…»

« Il y a trois acteurs, pour ainsi dire : Julie Delille, la lumière et le son.
La pièce, toute en clair-obscur, avec des images d’une rare puissance, nous parle d’animalité, de bestialité et de violence. Celle de la nature et celle faite à la nature, aux ordres ou au désordre naturels…»

« Je suis la bête, donné deux jours au Bois de l’Aune est un spectacle radical, dérangeant, qui ne laisse personne indifférent. […] Au-delà de la performance de comédienne, Julie Delille distille ici une leçon de vie, de courage. […] Avec pour intention d’inventer des espaces poétiques intenses, la comédienne propose au spectateur dans ces espaces de suggestion d’être lui-même créateur et actif. »

« Et puis il y a la présence sur cette scène baignée d’ombres de la comédienne et metteuse en scène Julie Delille. Elle est, comment le dire autrement ? la forêt tout entière : à la fois bête et femme, on la dirait entourée d’oiseaux, revêtue d’un manteau d’abeilles, porteuse d’une langue si charnue, si lyrique, qu’on ne sait plus de quel côté de la scène se situe la sauvagerie.»

« The young Julie Delille, another solo performer and one of just a handful of female directors in the lineup, delivered a work of remarquable visual precision with her adaptation of Je suis la bête […] Much of the story could easily look silly (how to stage a dangerous encounter with badgers ?), but Ms. Delille has created spare tableaux that suggest the girl’s evolving physicality, from a prowling beast to a rescued orphan. Her instincts promise much for the future.»